Véronique est atteinte de la maladie de Buerger, une maladie orpheline qui peut détruire les artères et entraîner des amputations multiples. Véronique a été amputée il y a deux ans et demi de la jambe gauche et depuis, comme beaucoup d'amputés désormais, elle se bat pour obtenir une carte de stationnement qui lui est refusée au prétexte qu'elle peut marcher plus de 200 mètres et n'est pas en fauteuil. Récemment Nicolas Faucon, journaliste de la presser régionale, s'est intéressé au combat de Véronique :

La_Voix_du_Nord"Une Wimereusienne de 48 ans, atteinte d’une maladie orpheline, se bat pour obtenir une carte européenne de stationnement.
Véronique Stival souffre. La douleur. L’isolement. La différence. D’autant plus insupportable que son handicap à elle ne se remarque pas au premier coup d’oeil. Et pourtant. La Wimereusienne de 48 ans a été amputée du tibia gauche il y a deux ans et demi. La faute à la maladie de Buerger (appelé aussi thromboangéite oblitérante) qui, depuis la fin des années 80, lui grignote artères et veines dans les poignets et les jambes. Le nombre précis de personnes touchées par cette maladie orpheline rare – l’une des 8 000 recensées en France – n’est pas connu mais les gros fumeurs sont les plus frappés. En janvier dernier, Véronique Stival, qui a porté trente ans la blouse d’aide-soignante à l’hôpital, a participé avec Freddy Garcia, autre Nordiste atteint – il habite le Valenciennois – à la création de l’Association internationale de la maladie de Buerger.

Maladie qui évolue

Se battre, donc. Contre la COTOREP du Pas-de-Calais qui a évalué son taux d’invalidité à 60 % en juillet 2004, peu de temps après son amputation. Insuffisant pour recevoir le fameux macaron, ou carte européenne de stationnement, sésame pour se garer sur les places réservées aux personnes handicapées. Elle dit : « Ce qui m’agace, c’est que je n’ai jamais été examinée depuis 2004. C’est vrai, je peux marcher plus de 200  m (NDLR, l’un des critères pour avoir la carte) mais je suis appareillée, ma maladie continue à évoluer. Cette carte me simplifierait la vie pour faire les courses et me déplacer. » La Fédération des maladies orphelines s’est indignée publiquement «  du traitement réservé à une malade par la COTOREP d’Arras. » L’ancienne aide-soignante a introduit en août 2004 un recours gracieux suite au refus de la COTOREP. Le tribunal des contentieux et de l’invalidité ne l’examinera que le 8 décembre. « Ça peut paraître long mais c’est le délai classique », indique-t-on au service du contentieux de la Maison départementale des personnes handicapées du Pas-de-Calais, ex-COTOREP. En janvier 2006, Véronique Stival a renouvelé sa demande de carte. Refusée, encore. « Sans m’examiner ! », s’indigne-t-elle. Du côté de la Maison départementale des personnes handicapées : « On manque terriblement de médecins … Mais il faut que Mme Stival fasse une nouvelle demande de macaron car depuis juillet dernier, les conditions d’obtention ont changé : aujourd’hui, elle devrait l’obtenir. » Se battre, donc".  •
NICOLAS FAUCON (article paru dans La Voix du Nord - Edition du 15 novembre 2006)

Association internationale de la maladie de Buerger, tél. : 08 75 70 38 51. Internet : www.maladies-orphelines.fr

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Lire aussi nos informations sur le combat des personnes amputées pour obtenir de façon décente une carte de stationnement :
http://adepa69.canalblog.com/archives/2006/05/30/1986394.html