06 février 2009
Abel, uniboxer ou boxer unik ?
Comme beaucoup d'entre nous, la vie d'Abel a basculé un jour le 8 juin 2003. Abel avait alors 17 ans et, comme il le reconnait volontiers maintenant il n'était pas forcément sur la bonne pente. Ce jour-là, alors qu'il roule sur son scooter, une voiture le renverse et lui écrase la jambe droite. Les chirurgiens tenteront le tout pour le tout, mais cinq jours plus tard en raison d'une gangrène il faut se résoudre à l'amputer.
Sa famille alors choquée est encore plus surprise de sa réaction, de son indifférence apparente. "Ma jambe n'est plus là, et alors qu'est-ce que çà change ?". Mais cette indifférence feinte cache mal une souffrance et un mal être qui ne fait que commencer et qui durera plusieurs années. La modification de l'image du corps est difficile à accepter pour beaucoup de ceux qui ont connu cette expérience, mais probablement encore plus difficile lorsque l'on est adolescent. Et les rêves d'Abel c'était le sport et de pouvoir entrer dans l'armée comme son père ...
Les années qui suivront seront très dures, mélanges de haine et de révolte. Abel se sent seul au monde, isolé et différent. Le premier séjour dans un centre de rééducation se passa très mal et il n'accepta même pas une prothèse pour rentrer chez lui et se renfermer. L'alcool, un peu de drogue, une vie exclusivement nocturne dans sa chambre avec des maquettes et sa Playstation. Bref, un refus complet qu contact avec les autres et la vie réelle pour ne pas avoir à assumer sa différence. Heureusement, la passion du sport lui évite de sombre totalement et il équipe sa chambre son garage. Toujours à l'écart cependant pour ne pas se montrer.
Heureusement un jour, il décide que cela ne peut plus continuer ainsi. Pourquoi ? Surement grâce au soutien sans faille de sa famille, de sont père notammant et de deux rencontres, le docteur CHRAIBI et Claude FERRI, prothésiste. Abel décide alors de se faire appareiller et de reprendre une rééducation qui n'avait pas vraiment commencé. Les galères ne sont pas tout à fait terminées car devra être réopéré à cause d'un ostéophyte, le privant de sa nouvelle prothèse pour plus de 6 mois. Mais peu importe, Abel a maintenant décidé de profiter de la vie, même sur une jambe.
Sa vraie passion c'est la boxe. Après des années d'entrainements dans son garage, il décide de s'inscrire dans un club. D'abord en essayant de cacher sa différence puis en l'assumant pleinement. Certes, il reconnait ne pas avoir totalement fait le deuil de sa jambe mais maintenant cette différence il l'assume et ne la cache plus. Elle ne l'empêchera pas de réaliser ses rêves, boxer, courir, faire du roller. Grâce notamment à son prothésiste, très soucieux de l'aider. Maintenant équipé d'un C Leg, il peut pratiquer pleinement la boxe.
envoyé par adepa
Comme il en avait rêvé, Abel est remonté sur le ring. Maintenant, il souhaite aider d'autres jeunes comme lui et leur éviter les années de galère et l'isolement qui l'ont tant fait souffrir. Ces trop longues années qu'il a passées, se croyant seul et trop différent, il aimerait tant que d'autres ne les connaissent pas.
Tous motivés ! Ne rien lacher et se lancer ! Abel aimerait connaitre d'autres jeunes qui malgré une amputation ont souhaité ou souhaiterait reprendre leur combat, pour la vie entre autres.
Si vous souhaitez contacter Abel, merci de laisser un message sur le blog.
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22 décembre 2008
Jérome Lambert a perdu une jambe, mais a trouvé un but à sa vie
Le 25 février 2008, la vie de Jérôme Lambert a basculé. Une vie, sa première vie s'est terminée et une autre très belle aller commencer. Jérôme a été victime d'un grave accident de moto qui a entrainé l'amputation de sa jambe gauche. Son père ne lui a rien caché et tout de suite Jérôme a accepté cette perte. A l"étonnement général comme s'il était anormal d'accepter, de préférer vivre même avec une jambe en moins. Pourtant, Jérôme est très clair là-dessus :
« Je partais au cinéma, à moto, raconte-t-il. Une
voiture a déboité sans clignotant, elle m'a envoyé contre la glissière de
sécurité. » Sur le coup, sa jambe gauche est arrachée, sous le
genou. Le jeune homme souffre également de graves blessures. « Je
suis resté deux jours dans le coma, j'avais un hématome au cerveau, le bras
droit paralysé, le gauche cassé et le visage sérieusement touché.
Normalement, je ne devrais pas être là en train de vous parler... »
À son réveil, son père ne lui a rien caché de son
état. « Il
m'a dit : "Tu as perdu une jambe". Je lui ai répondu que
ce n'était pas grave. Beaucoup pensent, depuis, que ce n'est qu'une façade
et que je vais mal derrière, mais je considère mon corps comme un outil de
travail. J'ai perdu une roue, je vais en changer et voilà. Si je jouais au
volley-ball, ce serait plus compliqué. Mais pour le vélo, ça va !
« Je ne suis pas croyant, mais aujourd'hui, je pense
que Dieu m'a donné un rôle. Si j'avais été amputé à 10 ans, je n'aurais
jamais compris. Là, j'ai l'opportunité de me battre. Je voudrais être un
porte-drapeau du handicap, montrer qu'on peut être heureux et donner
l'exemple en battant des valides. »
Jérôme a décidé de faire de son handicap une force, comme une chance qu'il doit saisir. Et lorsqu'on parle avec lui, on sent qu'il ne veut pas perdre de temps. La preuve, il a déjà repris le vélo alors qu'une greffe de peau sur le moignon encore trop fragile ne lui permet pas encore de marcher avec une prothèse. Alors il saute de son fauteuil sur le vélo, sur une jambe pour toute la vie qu'il a devant lui (voir ci contre la coque que Jérôme utilise en attendant sa prothèse de vélo).
« Mon accident n’a rien remis en question. Au contraire, il a donné un nouveau sens à ma vie et m’a permis de me fixer de nouveaux objectifs que je n’avais pas en tant que valide. La route sera encore longue, je me donne les moyens de réussir. »
Pour Jérôme, un modèle. C'est Laurent Thirionnet qui, comme lui, habite dans le Nord de la France. Laurent Thirionnet qui ne pratiquait pas la compétition avant son amputation est double médaillé paralympique à Pékin.
L'horizon de Jérôme c'est les jeux Paralympiques de Londres en 2012. Il lui reste 4 ans mais il n'a pas de temps à perdre. Et dans l'intervalle, fort de l'expérience d'Oscar Pistorius et grâce aux progrès des prothèses modernes, pourquoi ne pas rivaliser avec les valides ?
Jérôme espère reprendre la compétition en mars 2009, soit à peine un an après son accident. Le sport c'était déjà sa vie, cela le reste mais il espère aussi apporter un message d'espoir à ceux d'entre nous qui ont perdu un membre, leur montrer que la vie est toujours belle, peut être plus belle encore !
Pour en savoir plus :
22 mars 2008
Denis : le 30 mars çà fait un an que je suis amputé
Vous vous souvenez probablement de Denis qui nous avait interpelé l'année dernière pour nous raconter son histoire personnelle. Denis, victime d'une tumeur osseuse en novembre 2003, avait réussi à vaincre son mal grâce à de nombreuses opérations chirurgicales (30 au total) et une chimiothérapie. Malheureusement, une infection avait détruit petit à petit son genou et Denis a fait alors très courageusement le seul choix raisonnable pour son avenir, l'amputation.
Le 30 mars 2007, il se fait amputer de la jambe gauche. Quelques mois plus tard, il nous donne de ses nouvelles. Certes les débuts ont été difficiles et les premiers pas avec sa prothèse lui ont beaucoup couté. Mais il ne regrette rien, car maintenant il peut de nouveau avancer dans la vie. Il nous relate ses premiers mois sur son blog et sur le blog d'ADEPA.
Le 30 mars 2008, cela fera un an. Il est heureux, a repris ses études mais tout n'est pas facile. Comme beaucoup d'entre nous, il n'accepte pas encore son image et il n'accepte pas encore totalement sa prothèse comme faisant partie de lui. Mais il analyse très bien tout çà et ne craint pas de l'exprimer, ce qui est le premier pas vers l'acceptation. De nouveau, laissons lui la parole :
"Jour pour jours sa va faire 1 ans que j'ai perdu un membre de mon corps.
J'ai mal a accepter que je suis handicaper et de perdre un membre de
mon corps dans ma vie. Encore aujourd'hui j'ai du mal a accepter. Je
vais mieux. Quand j'ai pris la décision de me faire amputer j'ai tout
de suite compris que s'était le meilleur choix. Et j'ai jamais
regretter le choix que j'ai fais. Depuis que je suis amputé je peux
reprendre une vie normale. Et je re-vie et j'ai repris une vie normale.
Les coter négatif dans ma vie:
Le moral c'est difficile sa monte et sa descend mais je sais que avec le temps je vais accepter. Des fois quand je mais ma prothèse j'ai mal douleur rougeur. Et même des fois j'ai pas envi de le mettre mais je le mais. Avec L'ancienne j'ai vraiment trop du mal...J'ai pas envie de laver ma prothèse. Je peux pas car je l'accepte pas dans ma vie encore. Peux être avec le temps je vais l'accepter mais il faux du temps dans ma tête. J'espère que vous me comprendrai que me voix lavez ma prothèse tout les jours."
Bravo Denis, tu as déjà fait du chemin et tu es sur la bonne voie pour une vie très épanouie. Alors bon anniversaire pour la première année de cette nouvelle vie, pleine de projets. Un des plus beaux, participer à la création d'un dispensaire à Madagascar.
Pour en savoir plus :
- Lire le témoignage précédent de Denis
- Voir le blog de Denis
20 février 2008
La passion d'Adrien pour le karaté
Adrien est né avec un pied malformé, les médecins avaient prévenu ses parents qu'il ne marcherait probablement jamais. Il leur a apporté le plus beau démenti et a par la suite pratiqué le judo, puis le karaté. A 15 ans, confronté à de multiples difficultés d'appareillage et au regard des autres, il fait le choix de l'amputation. Un choix très courageux pour un adolescent, qui lui permet maintenant de pratiquer son sport favori, le karaté, mais également la course à pied et surtout de pouvoir mieux marcher. Adrien a souhaité nous faire partager son expérience et son message d'espoir, nous lui laissons la parole :
Je m’appelle Adrien Desailly, j’ai 18 ans. A ma naissance en 1990 je suis né avec un spina neurologique au pied gauche et avec le pied tordu; les médecins quand ils m'ont vu se disaient que je ne pourrai jamais marcher. Mais mes parents m'ont fait faire de la rééducation et à 3 ans j’ai fait mes premiers pas.
A 11 ans, j’ai voulu essayer le judo parce que mon frère en faisait, j’en ai fait pendant deux ans et ce sport me convenait bien car il peut se pratiquer sur les genoux et il faut bien forcer avec les bras. Au bout de 2 ans, je me suis fait virer. Alors une très bonne amie est venue me voir en me disant qu’il fallait que je vienne voir ses cours de karaté.
Ça m'a vraiment plu, le prof est un gars super qui m'a dit « tu verras ton handicap n’est pas un problème, tu va y arriver et je t’amènerai jusqu'à la ceinture noire »..
Au bout de quelques années, j’avais de plus en plus de mal à vivre avec mon pied tordu, non seulement pour le karaté mais aussi à cause des appareillages et comment on me regardait. Alors, il y a bientôt 3 ans, j’ai décidé de me faire amputer au niveau du tibia.
Et depuis, je suis de mieux en mieux. A l’extérieur, je ne suis plus regardé comme avant et même pour le karaté ça m'a beaucoup apporté, surtout pour les déplacements, les coups de pied et la course."
Adrien pratique notamment le karaté dans un club handisport à Lyon. Il vous invite à l’«Open Handi Karaté» qui se déroulera le samedi 24 mai 2008 à partir de 13 h à Villeurbanne. Ce Challenge est ouvert à tout type de handicap.
Pour en savoir plus :
- Le site du Challenge Handikaraté du Rhône .
27 septembre 2007
Aéroports : les amputés forcément suspects ?
Début septembre je me suis rendu à l'aéroport de Roissy (Terminal 1) pour prendre l'avion pour Athènes. Une fois l'enregistrement effectué, nous nous présentons à l'embarquement sans passer par un contrôle aux frontières puisque nous sommes dans l'Union Européenne et plus particulièrement l'espace Schengen. Je pose mon bagage de cabine sur le tapis du scanner et passe sous le portique qui sonne comme d'habitude à cause de ma prothèse. Je signale à la personne du contrôle que je suis porteur d'une prothèse et un contrôle manuel est effectué comme cela est normal. Jusqu'ici pas de problème ...
A partir de là çà se gâte. Une autre personne me redemande mon passeport et ma carte d'embarquement, tout ceci sans explications puis je les entends converser à voix basse. Au bout de 30 secondes, comme on ne m'explique toujours rien, je demande ce qui se passe. On me rétorque que "dans ma situation", un contrôle par un policier de la Police de l'Air et des Frontières s'impose et qu'il faut que j'attende qu'il arrive. Dans le même temps, on note mon identité et mon adresse et on ne me rend toujours pas mon passeport, on se sait jamais ...
Je commence à m'énerver, le policier bien sûr n'arrive toujours pas (cela durera près de 10 minutes) et je leur demande la justification de cette façon de faire inhabituelle pour moi, dans la mesure où je prends l'avion plus de 10 fois par an et que je n'ai jamais vu cela. On me répond que "c'est comme çà au Terminal 1 à Roissy" ...
Le policier finit par arriver, il regarde à peine ma prothèse et part avec mon identité sans plus d'explication : "Si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à écrire à la Directrice de la PAF ..."
Je suis ulcéré de cette façon de faire. J'ai pris l'avion cette année dans 3 aéroports différents aux USA, en Angleterre, en Espagne et en Italie (4 pays plutôt dans le collimateur des terroristes) sans parler de la Suisse et je n'ai jamais vu çà. Partout j'ai été contrôlé par le même personnel que le voyageur lambda et on n'a jamais relevé mon identité. Je ne parle pas de la correction limite des personnes en question. Pas un mot d'excuse pour le contretemps ou le désagrément, ce que font généralement les personnes qui nous contrôlent.
Avez vous vécu des expériences similaires ? Je pense qu'il ne faut pas accepter ces excès de zèle ou ce délire sécuritaire, sinon ils nous feront bientôt retirer la prothèse pour la passer au scanner ou pire pour la mettre en soute "au cas ou"...
Quelques personnes bien intentionnées ont peut-être été inquiétées par le personnage de Cherry dans le film Planet Terreur réalisé par Roberto Rodriguez (voir ci contre) ... Il faut peut être leur rappeler qu'il est plus facile de se faire implanter un explosif liquide et un système de mise à feu type pacemaker ou défibrillateur implantable, que de se faire amputer une jambe pour planquer une arme dans la prothèse ... (voir photos ci contre et ci dessus)
Merci de vos commentaires, j'ai l'intention d'écrire à ce sujet à la direction d' Aéroports de Paris.
Charles Santré
A ce sujet, l'Union Européenne a renforcé les droits des passagers aériens handicapés en 2006. Il est précisé à l'article 11 que l'"entité gestionnaire fournit à l'ensemble de leur personnel travaillant à l'aéroport en contact direct avec les voyageurs une formation de sensibilisation au handicap et sur l'égalité face au handicap". Ce qui veut dire clairement que le personnel de contrôle doit savoir ce qu'est une prothèse et ne pas faire appel à un policier.
Vous pouvez télécharger le règlement (CE) n° 1107/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 5 juillet 2006, concernant "les droits des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite lorsqu'elles font des voyages aériens." :
15 août 2007
Richard Whitehead, double amputé fémoral et marathonien
Richard est né il y a un peu plus de 30 ans sans jambes. L'année dernière, il a couru le Marathon Flora de Londres
en moins de 4 heures (3 h 52 min 58 sec exactement), c'est le meilleur
temps jamais réalisé par un double amputé fémoral. Il a reçu à cette
occasion un Sports Awards de la BBC. Richard court actuellement pour la Fondation de recherche sur le cancer MacMillan.
Richard est équipé de deux emboitures fémorales avec des genoux réglés spécifiquement pour la course et des lames d'athlétisme Flex Run (Össur).
Comme
Oscar Pistorius, Richard se mesure maintenant aux athlètes valides,
souhaitons lui que les polémiques ne l'emportent pas sur l'exploit
réalisé !
Vous pouvez voir la vidéo sur Youtube :
Voir son site personnel :
22 avril 2007
Denis vous invite à suivre ses premiers pas
"Je m’appelle Denis j’ai 19 ans. Je ai eu un cancer des os appelé "ostéosarcome" le 11 Novembre 2003. La tumeur du cancer était liée au niveau du genou de la jambe gauche.
Rassurez-vous je n’ai plus la tumeur. J’ai fait de la chimio pendant 8 mois et après j’ai eu des infections dues à la chimio. J’ai eu des nombreuses opérations pour sauver ma jambe, j’ai eu 29 opérations.
Je suis tombé dans tous les moment difficile qu’il peut avoir dans la médecine. Par exemple les champignons, le fixateur, les broches " les pansements", l’agrandissement de la jambe vue que j’avais plus mon genou et plein d'autres choses. Quand je vivais avec la jambe raide et pour moi ça était la galère.
Pour ma 30éme opération j’ai eu un choix : Sois avoir la jambe raide ou soit avoir la jambe amputée pour avoir une prothèse. Je me suis renseigné pour les deux cas.
Et pendant que je devais faire mon choix, j’ai eu une révélation, ma jambe raide a été rouge à cause de la guêtre, et j’ai eu une allergie. Pour moi-même mon corps rejetait le membre de mon corps.
J’ai fait mon opération çà s’est très bien passé et le réveil a était une révélation pour moi. Je suis actuellement à Bagnères de Bigorre pour ma rééducation. Mais c’est dur avec les décharges électriques. Mais çà va passer tout doucement avec le temps. Et les kinés que j’ai sont sur ce domaine de l’amputation, donc je dois travailler ça et en même temps les études vue que je suis en 3éme j’ai le BEPC à la fin de l’année.
Sur le Forum d'ADEPA mon Pseudo c’est : Dens65
Merci pour tous vous encouragements"
Denis Bergerat
Le papa de Denis a enregistré un CD de 12 chansons dont la dernière est plus particulièrement dédiée à son fils.
Pour en savoir plus :
- Le blog de Denis : http://dens65.skyblog.com/
- Le site personnel du père de Denis :http://www.jeanbergerat.fr/
18 novembre 2006
Véronique se bat depuis 2 ans pour sa carte de stationnement
Véronique est atteinte de la maladie de Buerger, une maladie orpheline qui peut détruire les artères et entraîner des amputations multiples. Véronique a été amputée il y a deux ans et demi de la jambe gauche et depuis, comme beaucoup d'amputés désormais, elle se bat pour obtenir une carte de stationnement qui lui est refusée au prétexte qu'elle peut marcher plus de 200 mètres et n'est pas en fauteuil. Récemment Nicolas Faucon, journaliste de la presser régionale, s'est intéressé au combat de Véronique :
"Une Wimereusienne de 48 ans, atteinte d’une maladie orpheline, se bat pour obtenir une carte européenne de stationnement.
Véronique Stival souffre. La douleur. L’isolement. La différence. D’autant plus insupportable que son handicap à elle ne se remarque pas au premier coup d’oeil. Et pourtant. La Wimereusienne de 48 ans a été amputée du tibia gauche il y a deux ans et demi. La faute à la maladie de Buerger (appelé aussi thromboangéite oblitérante) qui, depuis la fin des années 80, lui grignote artères et veines dans les poignets et les jambes. Le nombre précis de personnes touchées par cette maladie orpheline rare – l’une des 8 000 recensées en France – n’est pas connu mais les gros fumeurs sont les plus frappés. En janvier dernier, Véronique Stival, qui a porté trente ans la blouse d’aide-soignante à l’hôpital, a participé avec Freddy Garcia, autre Nordiste atteint – il habite le Valenciennois – à la création de l’Association internationale de la maladie de Buerger.
Maladie qui évolue
Se battre, donc. Contre la COTOREP du Pas-de-Calais qui a évalué son taux d’invalidité à 60 % en juillet 2004, peu de temps après son amputation. Insuffisant pour recevoir le fameux macaron, ou carte européenne de stationnement, sésame pour se garer sur les places réservées aux personnes handicapées. Elle dit : « Ce qui m’agace, c’est que je n’ai jamais été examinée depuis 2004. C’est vrai, je peux marcher plus de 200 m (NDLR, l’un des critères pour avoir la carte) mais je suis appareillée, ma maladie continue à évoluer. Cette carte me simplifierait la vie pour faire les courses et me déplacer. » La Fédération des maladies orphelines s’est indignée publiquement « du traitement réservé à une malade par la COTOREP d’Arras. » L’ancienne aide-soignante a introduit en août 2004 un recours gracieux suite au refus de la COTOREP. Le tribunal des contentieux et de l’invalidité ne l’examinera que le 8 décembre. « Ça peut paraître long mais c’est le délai classique », indique-t-on au service du contentieux de la Maison départementale des personnes handicapées du Pas-de-Calais, ex-COTOREP. En janvier 2006, Véronique Stival a renouvelé sa demande de carte. Refusée, encore. « Sans m’examiner ! », s’indigne-t-elle. Du côté de la Maison départementale des personnes handicapées : « On manque terriblement de médecins … Mais il faut que Mme Stival fasse une nouvelle demande de macaron car depuis juillet dernier, les conditions d’obtention ont changé : aujourd’hui, elle devrait l’obtenir. » Se battre, donc". •
NICOLAS FAUCON (article paru dans La Voix du Nord - Edition du 15 novembre 2006)
Association internationale de la maladie de Buerger, tél. : 08 75 70 38 51. Internet : www.maladies-orphelines.fr
Téléchargez l'article paru le 15 novembre dans Nord Eclair (format JPG) : article_cotorep
Lire aussi nos informations sur le combat des personnes amputées pour obtenir de façon décente une carte de stationnement :
http://adepa69.canalblog.com/archives/2006/05/30/1986394.html
16 septembre 2006
Marie-Amélie le Fur : Fais de ta vie un rêve
Marie-Amélie a 15 ans lorsqu’elle devient Championne de France de Cross sapeurs-pompiers. Quatre jours plus tard, elle est victime d’un accident de scooter. Sa jambe gauche doit être amputée. Son rêve, devenir sapeur-pompier, n’est plus envisageable. Trois mois après son opération, elle est choisie par la production d’un téléfilm pour être la doublure d’une jeune héroïne dont l’histoire est semblable à la sienne ("Celle qui reste" de Virginie Sauveur diffusé sur France 2 en mai 2005 et disponible à partir de l'Espace Membres). Portée par l’énergie du tournage et soutenue par ses amis sapeurs-pompiers, Marie-Amélie revient à la compétition et remporte le titre de Championne du Monde Handisport 2005 sur 800 mètres.
Cette année, Marie-Amélie a obtenu son bac avec mention AB et rentre à l'Université pour préparer un diplôme de professeur de sport.
Début septembre 2006, elle était à Assen en Hollande pour participer au Championnat du Monde de Handisport dans 3 disciplines: 100 m, 200 m et saut en longueur. Marie Amélie a décroché trois médailles d'argent pour sa première participation à un grand Championnat du Monde. Elle se classe donc deuxième du 200m, catégorie amputé tibial, en 28"37 (vent trop favorable de 4 m/s), derrière l'américaine HOLMES (27"05). Elle fêtera ses 18 ans le 26 septembre prochain aura fait une entrée remarquée en équipe de France.
Après ces remarquables performances, Marie Amélie a modestement déclaré : « Pour ma première grande compétition internationale chez les seniors, j'espérai un podium là j'en ai trois. Je suis contente mais il faut encore travailler ».
Vingt trois athlètes français ont été sélectionnés pour participer aux Mondiaux d'Athlétisme à Assen. Au final, l'équipe de France ramène 15 médailles dont 7 en or, 5 en argent, et 3 en bronze, et termine au 8è rang des nations.
Vous pouvez voir un large extrait très beau film de Jackie Bastide "Fais de ta vie un rêve" consacré à Marie Amélie qui a été diffusé récemment sur France 2 et sur la Chaine Parlementaire :
Tous nos remerciements au service public de la télévision pour la diffusion de ce documentaire.
Pour en savoir plus :
- Informations sur le site de France 2 : http://kd2a.france2.fr/documentaires/23705461-fr.php
- Informations sur le site IPC (Assen) : http://www.wkatletiek.nl/index.cfm?pid=69&language=en
- Le site de la Fédération Française d'Athlétisme Handisport : http://www.athletisme-handisport.org/index.html
01 août 2006
Turin 2006 : le voyage de Radial
Jean Yves Lemeur, double amputé de jambes à la suite d'un accident de train survenu en 1988, s'était juré de participer aux Paralympiques cette année, malgré de gros ennuis récents avec son épaule à la suite d'un accident de ski lors des Paralympiques de Salt Lake City en 2002. Encouragé par l'exemple de Denis Barbet, de quelques années son ainé et toujours au mieux de sa forme.
Pourtant le sort semblait s'être acharné contre Jean Yves. Plusieurs opérations de son épaule et tout allait de mal en pis, avec un bras qui ne fonctionnait plus. Son entêtement a fini par payer et l'incroyable s'est produit avec une nouvelle sélection pour les Paralympiques.
Quelques mois après son retour, Jean Yves nous raconte son aventure. Les préparatifs, les recontres avec le Ministre Jean-François Lamour (photo ci contre) et le Président de la République lorsqu'ils ont reçu l'équipe de France. Il nous raconte dans le détail l'arrivée au village olympique à Sestrière, l'ambiance au sein de l'équipe de France parlant notamment de Solène, Yohan, Denis et Bénédicte la guide de Pascale et des autres membres de l'équipe de France.
Puis vient l'entraînement, où Jean Yves compense les faiblesses de son épaule et du "nerf radial" grâce à une atelle et un Velcro. Et là c'est le bonheur, avec le retour de toutes les sensations des années précédentes.
Puis arrivent enfin les compétitions avec le Géant et le Spécial. Jean Yves ne montera pas sur le podium cette fois-ci et ce sera d'abord la déception, voire la colère. Puis rapidement, grâce à la chaleur des supporters et des nombreux amis venus l'accompagner, il comprendra qu'une défaite est aussi une victoire ou une promesse pour l'avenir.
"Les Jeux sont finis, vive les Jeux". Jean Yves nous donne rendez à Vancouver dans quatre ans...
Jean Yves utilise le VFC Uniski fabriqué par Tessier.
Une sélection de photos de l'équipe de France : http://adepa69.canalblog.com/albums/jean_yves_lemeur___turin_2006/index.html
Lire le récit complet de Jean Yves :
http://jeanyves.web.cern.ch/jeanyves/ski/jo2006/
Pour voir les vidéos de l'ascension du Mont Blanc (2003) et du Géant (Turin 2006) :
- Ascension du Mont Blanc : http://www.tvmountain.com/handi/lemeurmb.htm
- Turin 2006 (extraits du slalom Géant avec Denis, Yohann et Jean Yves, images France Télévison diffusées par Huit Mont Blanc) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/amputee/video/343781
- Site personnel de Jean Yves : http://jeanyves.home.cern.ch/jeanyves/ski/
























